Une décennie après le décès de Mandela, son héritage pro-palestinien perdure

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JOHANNESBOURG – Quelques jours après sa propre libération après 27 ans de prison en février 1990, l’icône anti-apartheid Nelson Mandela a serré dans ses bras le dirigeant palestinien Yasser Arafat, symbolisant son adhésion à une cause que l’ANC, le parti en place dans son pays, continue de défendre.

C’était un geste également controversé à l’époque que l’est aujourd’hui le soutien de l’Afrique du Sud à la cause palestinienne, mais Mandela a balayé les critiques.

L’OLP d’Arafat a été un soutien indéfectible de la lutte de Mandela contre le régime de la minorité blanche et de nombreux Sud-Africains ont vu des parallèles entre cette lutte et la résistance palestinienne à l’occupation israélienne.

“Nous avons eu la chance qu’avec leur soutien, nous ayons pu obtenir notre liberté… Mon grand-père… a dit que notre liberté était incomplète sans la lutte palestinienne”, a rappelé son petit-fils Mandla Mandela dans une interview à la veille de la 10e commémoration de le décès de Mandela. la mort.

Du 3 au 5 décembre, Mandla Mandela, qui est aussi député de l’ANC, a mis en place une conférence de solidarité pour les Palestiniens à Johannesburg.

Y ont contribué des membres du Hamas, une organisation qu’Israël s’est engagé à anéantir en représailles à son attaque du 7 octobre contre le sud d’Israël qui a tué 1 200 personnes et pris environ 240 otages, d’après les décomptes israéliens.

Depuis lors, les bombardements israéliens sur Gaza ont tué plus de 15 500 personnes, d’après le gouvernement dirigé par le Hamas, et déplacé plus des trois quarts des 2,3 millions d’habitants de la bande de Gaza.

Le mois dernier, l’ANC, en place, a soutenu une motion du parlement sud-africain visant à suspendre les relations diplomatiques avec Israël jusqu’à tant que ce dernier accepte un cessez-le-feu à Gaza.

“TERRAIN ANNEXÉ”

“Les Palestiniens ne jouissent toujours pas pleinement de leur liberté sur leur terre. Et au lieu de cela, leur terre a été de plus en plus annexée, ce à quoi nous avons aussi été confrontés en Afrique du Sud”, a annoncé le vice-président des relations internationales de l’ANC, Obed Bapela.

Israël a contesté la comparaison avec l’apartheid, la qualifiant de mensonge motivé par l’antisémitisme, mais de nombreux Sud-Africains suivent l’exemple de Mandela.

“C’est quelque chose sur lequel il (Mandela) n’a jamais fait de compromis et nous ne devrions pas non plus le faire”, a annoncé le poète et auteur Lebogang Mashile à Reuters.

Certains membres de la communauté juive d’Afrique du Sud critiquent la position de l’ANC, soulignant que Mandela lui-même a finalement tenté de jeter des ponts avec Israël.

L’historien et auteur de “Jewish Memories of Mandela”, David Saks, a noté que Mandela était le seul président sud-africain à s’être rendu en Israël depuis 1994 – mais seulement après avoir quitté ses fonctions – et qu'”il a reçu un accueil enthousiaste de la part du public israélien, ” s’adressant au Premier ministre de l’époque, Ehud Barak, et au président de l’époque, Ezer Weisman, en les qualifiant de “mes alliés”.

“Il a indiqué la direction à travers laquelle les choses auraient dû se faire avancer (sur le plan diplomatique avec Israël), mais (elles) ne se sont pas déroulées ainsi”, a annoncé Saks. REUTERS

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