Un haut responsable américain se rend en Inde et discute d’un prétendu complot visant à tuer un séparatiste sikh

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WASHINGTON – Le conseiller adjoint à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jon Finer, a dirigé une délégation américaine à New Delhi le 4 décembre, où il a noté la formation d’une commission d’enquête par l’Inde pour enquêter sur un complot infructueux visant à assassiner un séparatiste sikh sur le sol américain.

“M. Finer a admis la création par l’Inde d’une commission d’enquête chargée d’enquêter sur les complots meurtriers aux États-Unis et le côté fondamental de demander des comptes à toute personne jugée responsable”, a affirmé la Maison Blanche dans une déclaration du 4 décembre.

Quelques jours auparavant, le ministère américain de la Justice a allégué qu’un responsable du gouvernement indien avait dirigé un complot visant à assassiner un séparatiste sikh sur le sol américain, tout en annonçant des accusations contre un homme accusé d’avoir orchestré la tentative de meurtre.

Les responsables américains ont désigné la cible de la tentative de meurtre comme étant Gurpatwant Singh Pannun, un séparatiste sikh et double citoyen américain et canadien.

En réponse, l’Inde s’est dite préoccupée par le fait qu’un de ses responsables gouvernementaux soit lié au complot, dont elle s’est dissociée, parce que s’opposant à la politique gouvernementale.

L’Inde a affirmé quelques jours auparavant qu’elle enquêterait formellement sur les préoccupations exprimées par les États-Unis et prendrait “les mesures de suivi indispensables” sur les conclusions d’un panel organisé le 18 novembre.

La nouvelle de l’incident est survenue deux mois après que le Canada a affirmé qu’il y avait des allégations “crédibles” liant des agents indiens au meurtre en juin d’un autre leader séparatiste sikh, Hardeep Singh Nijjar, dans une banlieue de Vancouver, une affirmation que l’Inde a rejetée.

Le président américain Joe Biden, le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan, le directeur de la CIA Bill Burns et le secrétaire d’État Antony Blinken ont discuté de cette question avec leurs homologues indiens ces derniers mois.

La question est très délicate tant pour l’Inde que pour l’administration Biden, qui tentent de nouer des liens plus étroits face à une Chine ascendante perçue en tant qu’une menace pour toutes deux démocraties.

Le gouvernement indien se plaint depuis de nombreuses années de la présence de groupes séparatistes sikhs en dehors de l’Inde. New Delhi les considère comme des menaces pour la sécurité.

Ces groupes ont maintenu vivant le mouvement en faveur du Khalistan ou la revendication d’un État sikh indépendant séparé de l’Inde.

M. Finer a rencontré le ministre indien des Affaires étrangères S. Jaishankar et le conseiller à la sécurité nationale Ajit Doval.

Ils ont aussi discuté des développements au Moyen-Orient, notamment de le conflit entre Israël et le Hamas, des projets d’après-guerre à Gaza et des récentes attaques contre des navires commerciaux dans la mer Rouge, a affirmé la Maison Blanche le 4 décembre.

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